Miracles, Saints, apparition de la Vierge, Vie chrétienne, spiritualité, Ashram, fontaines miraculeuses   Leave a comment

http://le.blog.de.lala.over-blog.com/categorie-1230835.html

Les miracles de Jean Paul II
 
Le Père Jean-Pierre Blanchard (guérisons)
Il était curé de Soyhières près de Delémont, commune Suisse du Canton de Jura 
 
Divers sites sur les Saints reconnus ou pas par l’Eglise
Les Saints originaires, honorés ou ayant participé à l’Histoire du Morvan, Nivernais, Bourgogne http://pagesperso-orange.fr/adelaitre/SaintsOriginaires.htm
 
Lieux d’apparition de la Vierge
lieux d’apparition de la Vierge Marie http://www.spiritualite-chretienne.com/marie/priere_4.html
espace Bernadette Soubirous à Nevers  http://catho58.cef.fr/bernadette/bernadette.html
L’histoire de Bernadette Soubirous  http://www.mariedenazareth.com/2413.1.html
 
Pèlerinage en Bretagne à Sainte Anne d’Auray où au cours du 17ème siècle elle apparaît plusieurs fois à un pieux paysan  http://www.auray.org/villes/ste-anne.html
Apparition de la Vierge à Fréchou (Lot-et-Garonne, 47) http://www.fraternitenotredame.com/Pages/FR_Pages/FR_Fondateur/Fr_Fondateur01.html#Menu ou http://www.fraternitenotredame.com/Pages/FR_Pages/FR_Apparitions/Fr_Apparitions_2.html ou http://www.fraternitenotredame.com/Album%201/pages/A.html Afin de se faire sa propre opinion, je vous livre un site internet critiquant sévèrement les apparitions de la Vierge à Fréchou http://perso.orange.fr/gamaliel21/06%20PS6.htm
Biran (Gers, 32), lieu où la vierge serait apparue  http://lesamisduvieuxbiran.free.fr/biranapparitionimagedelavierge.htm
Notre Dame de Celles (Ariège, 09) apparition de la vierge  http://www.ariegenews.com/news/news-5662.html
 
 
Miracles, Guérisons
 
Neuvaines, foi et vie chrétienne, spiritualité
Site sur des articles catholiques, ouvrages sur les Saints : http://users.skynet.be/magicka/catho.htm
Le blog des chercheurs sur le chemin de l’évolution spirituelle http://troismondes.canalblog.com/archives/s_informer/p30-0.html
Site permettant de découvrir la foi chrétienne : parcoursalpha.fr  :
Un blog sur la spiritualité, religions, recherches philosophiques http://blog.le-vieux-templier.eu/
vidéo you tube "Méditation : faire le deux un" http://fr.youtube.com/watch?v=4e_hFHzrlPA&feature=related
blog d’un prêtre "blog du lapin bleu"  http://lapin.bleu.bleu.over-blog.com/
blog sur la spiritualité "la voie de l’écoute de soi" http://la-voie-de-l-ecoute-de-soi.over-blog.com/categorie-10277274.html
 
Amma, la recherche spirituelle, les ashrams
 
Fontaines miraculeuses
 
Chapelle et fontaine miraculeuse de St Jean le Froid (pas de loques) à Lascabanes dans le Lot (46)près de Montcuq  http://www.quercy-tourisme.com/eglises/stjeanlf.html  Elles se trouvent sur les chemins de St Jacques de Compostelle avec possibilité d’une halte chrétienne par un prêtre de la Mission de France  http://www.webcompostella.com/Lascabanes_a52.html   site sur St Jacques de Compostelle  http://www.saint-jacques.info
 
Sources christianisées, Saints Guérisseurs, Vierges miraculeuses : les lieux de dévotions dans le Quercy: article de Pierre Dalon publié en partenariat avec la société des études du Lot sur le Portail internet du Quercy (Quercy Net)  http://www.quercy.net/patrimoine/saints  et http://www.quercy.net/index.php
 
Source miraculeuse Notre Dame d’Espinasse à Aubusson d’Auvergne (63)  http://www.capella1.com/sources/selection/ntdamespinasse.jpg ou http://aubusson631.canalblog.com/archives/2007
 

 

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Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

La Petite Béatrice, Soeur Marie Bernard Rouyer, Ste Germaine de Pibrac, Ste Rita à Vendeville, Gondrin (vierge notre dame de tonnetau)   Leave a comment

 
Béatrice  appelée aussi la Petite Béatrice (Cimetière Notre Dame de Ruffis à Montredon-Labessonnié dans le Tarn)
"Une jeune fille, Béatrice, est enterrée au cimetière de Notre Dame de Ruffis à Montredon-Labessonnié. Une tombe anonyme et fleurie sur laquelle poussent un rosier et des plantes dont la légende rapporte qu’il s’agissait d’une pauvre fille décédée très jeune après avoir souffert dans la famille où elle se trouvait. Une sorte de martyre confie un visiteur. Quelques années après sa mort, on l’a exhumé pour une raison inconnue et elle fut retrouvée intacte, une trace sur le visage"  Information extraite de l’article de Jean Marc Guilbert, La Dépêche du Midi, Samedi 26 Mai 2007.
D’après des renseignements obtenus auprès d’une personne, Béatrice serait apparue pour Pâques 2003 dans la grande église au dessus de la niche qui est vide.  Un magnétiseur communiquerait avec Béatrice.
 
photo publiée dans la Dépèche du Midi           Photo envoyée par Mr Roger Guitard        
     
 
Photos ci-dessous transmises par une personne habitant le Tarn

  Le site internet 4000clochers.com qui a pour but d’aider à montrer le patrimoine français consacre quelques photos de la Chapelle Notre Dame de Ruffis http://40000clochers.com/Visite.asp?Nom=Notre+dame+de+Ruffis
 
Soeur carmélite Marie Bernard Rouyer (Cimetière St Roch à Castres (81))
Un élan de dévotion et d’admiration qu’elle suscite après sa mort
 
photo publiée dans la Dépêche du Midi                                     Photos  envoyées  par Mr Pierre Dufételle
 
 
 
"Le 22 janvier 1935, s’éteint en prédestinée Sœur Marie-Bernard de l’Immaculée Conception (Marie ROUYER) née le 13 mai 1904 à Dieppe (France), elle entra au Carmel de Castres avec sa sœur jumelle le 14 juillet 1926. Ame profondément mariale, 8 ans lui suffirent pour achever sa montée vers le Seigneur. Sa tombe constamment visitée et fleurie témoigne des nombreuses grâces obtenues. Avant de mourir dans de grandes souffrances héroïquement supportées, elle avait promis : « aux pieds de Marie, ma Mère Immaculée, je prierai sans cesse et là je ferai beaucoup de bien. » Information extraite du site  http://www.carmel.asso.fr/Castres.html    Mail du monastère de carmel de Castres  carmeldecastres.carmel@neuf.fr
 
Sainte Germaine de Pibrac
 
 
 
Sainte Rita Eglise St Eubert à Vendeville (59)
 
 
Gondrin (32) apparition de la Vierge – Notre Dame de Tonnetau
Près de Auch, Condom dans le Gers, à Gondrin, au XVème siècle, la vierge serait apparut. Les pélerins viennent en foule au mois de mai ainsi que le 15 Aout et le 8 septembre
La ville de Gondrin en parle dans son site http://www.gondrin.fr/index.php?fonction=demandeHistoire
 
 
 
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

Père Giacomo Filon, Ste Hildegarde de Bingen, Ste Hélène Soutade   5 comments

Père Giacomo Filon (cimetière Langelle à Lourdes)
Photos prises à Lourdes par Bernard Vermeersch
 
 
 
recherche personne pouvant m’apporter des informations en français sur le père Giacomo Filon. Son caveau à Lourdes est un lieu de pèlerinage. Il est inhumé au cimetière de Langelle. Il paraitrait que ce père est source d’abondantes grâces. Me contacter, merci.
 
 
 
A Lourdes, nous avons trouvé dans un magasin une prière pour obtenir des grâces du père Giacomo ainsi qu’un dépliant et un livre en français.  Magasin Noël 98 rue de la Grotte 65100 LOURDES
"Très Sainte Trinité : Père, Fils et Saint Esprit, Toi qui es admirable dans tes saints, écoute avec bonté la prière que je t’adresse par l’intermédiaire de ton fidèle serviteur père Giacomo. Glorifie sur la terre celui qui, pendant sa vie, a aimé Toi, le seul vrai Dieu, et son prochain avec une charité héroïque.
Par son intercession, je t’en supplie, humblement : donne-moi les grâces dont j’ai tant besoin en ce moment.
Notre Père, je te salue, Marie, Gloire au Père"
 
"Moi parti, venez sur ma tombe. Quand vous aurez le temps. Le plus souvent possible. Tout ce que vous aurez sur le coeur, toutes vos peines, face contre terre, racontez-les moi, comme à un vivant. Et je vous entendrai, et j’enlèverai votre tristesse. Car pour vous, je serai vivant toujours" Irina Goraïnoff, Séraphim de Sarov – Sa vie, entretien avec Motovilov et instructions spirituelles, Collection spiritualité orientale 11 Editions Abbaye de Bellefontaine 2004, p111.
 
émssion de radio sur le Père Giacomo à Sud Radio http://psiland.free.fr/sud_radio/20061209.htm
 
 
Sainte Hildegarde de Bingen (l’épautre)
C’est une abbesse allemande du XIIè siècle qui faisait non seulement des prédictions étonnantes mais pratiquait aussi une médecine d’avant garde. Elle conseillait une consommation régulière de l’épautre (une céréale réchauffante et purifiante pour l’homme et qui donne la joie).
 
 
 
Sainte Hélène Soutade ou Sainte Héléna (cimetière Terre Gabade à Toulouse)
Hélène Soutade, une "sainte" populaire enterrée au cimetière de Terre Gabade à Toulouse 
Ces deux photos sont extraites du site internet www.toulouse.fr
Photos ci-dessous transmises par les Archives de la Mairie de Toulouse
 
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

Lieux d’arbres, fontaines, calvaires, chapelles à loques   Leave a comment

 
ARARCO : Merci aussi à Monsieur Patrick ANSAR, directeur général adjoint en charge des Affaires Culturelles et du Patrimoine et conservateur délégué des Antiquités et Objets d’Art du Nord qui m’a communiqué de précieuses informations sur les arbres à loques mais aussi sur les chapelles, calvaires, fontaines. 
Il m’a recommandé plusieurs ouvrages dont un déjà ancien (1936) de Monsieur Maurice Crampon sur le"culte de l’arbre en Picardie". Ce livre n’est plus disponible en librairie. On peut le consulter sur place à la Médiathèque Jean Lévy à Lille au 32-34 rue Edouard Delesalle. Deux autres ouvrages : "le folklore de Picardie, Amiens, Musée de Picardie, de Maurice Crampon et de Jacques Wailly –  "Croyances et cultes populaires en Picardie" Amiens,Martelle Editions, de Yvan Brohard et Jean François Leblond .
Je remercie aussi l’ARARCO et Monsieur Thierry Sandevoir qui ont transmis ma demande de recherche auprès du bon interlocuteur Monsieur Patrick ANSAR.
Site de l’ARARCO : http://asso.nordnet.fr/ararco

ARARCO (association régionale pour l’aide à la restauration des Chapelles et Oratoires), BP 318  59026 LILLE Cédex  03 20 55 20 28  mail : ararco@nordnet.fr. Cette association édite un journal "Chapelles"
 
Ci-dessous informations communiquées par l’ARARCO :
 Arbres à loques :
     Bailleul : dans le Nord (59), au lieu dit"Ziekelynde", appelé tilleul des malades. Les pélerins prient une Vierge dans une niche et accrochent à l’arbre, des ligatures, des jarretières, des cordons de paille (Messiant, chemins et chapelles de Bailleul, p 28), sur cet arbre, une foule de pèlerins viennent sans cesse adresser leurs prières à une image de la Vierge, renfermée dans une petite chapelle fixée à cet arbre, auquel les visiteurs par un préjugé absurde, croient nécessaires d’accrocheer des ligatures, des jarretières ou des cordons de paille comme cela se fait à une chapelle à Leffrinckoucke (Bertrand p 152).
 
     Neuville-Coppegueule : dans la Somme (80), arbre Saint Claude ou friperie d’St Gleude, arbre à loques contre les fièvres, on y accrochait des rubans et des vêtements (croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle Editions, p 16, Brochard (Yvan) et Leblond (Jean François)
 
     Longueil Sainte Marie : dans l’Oise (60), rubans et pièces de vêtements accrochés à trois marroniers proches d’une chapelle (croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle Editions, p 16, Brochard (Yvan) et Leblond (Jean François)
 
     Sainte Fontaine à Bulles : dans l’Oise (60), les malades attachaient aux arbres des rubans et des branches flexibles (hart) trempées dans la fontaine et lorsque ces liens tombaient détruits par l’action du temps ou de l’humidité, ceux qui les avaient placés étaient préservés à toujours de la fièvre (Graves 1856). L’Evêque de Beauvais Mgr de Saint Aignan condamna l’exercice de ce culte en 1716,1719 mais cela continua (croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle Editions, p 21, Brochard (Yvan) et Leblond (Jean François)
 
     Pré d’Auge : dans le Calvados (14) : chêne St Méen couvert de linges (Le patrimoine des Communes du Calvados, édition Flohic, p 1065 de Jean Luc Flohic)
 
Fontaines à Loques :
    Vieux-Bourg : dans le Calvados (14), à la fontaine St Erme, pèlerinage pour les affections oculaires, les pèlerins accrochent un linge à la fontaine. (Le Calvados, les 605 communes, Ed Delattre, Grandvilliers, p 291 de Daniel et Emmanuel Delattre) (Le patrimoine des Communes du Calvados, Ed Flohic, p 1315, de Jean Luc Flohic)
 
     Longueil Sainte Marie : dans l’Oise (60), fontaine St Suplice, on y venait en janvier attacher branches et rubans à trois marroniers pour y lier la fièvre. (Croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle Editions, p 21, Brohard (Yvan) et Leblond (Jean Luc)
 
     La Croupte : dans le Calvados (14), source à loques, affections de la peau, patron indéterminé. (Le patrimoine des communes du Calvados, edition Flohic, p 1227, de Jean Luc Flohic)
 
     La Teste de Buch : dans la Gironde (33), fontaine St Jean et le chêne, les jeunes mariés pour avoir de la chance accrochent des mouchoirs. (Le patrimoine des communes de la Gironde, Ed Flohic, p 1562, de Jean Luc Flohic)
 
Calvaires à loques :
     Caudescure : dans le Nord (59) près de Merville, calvaire à loques à l’entrée du village (Messiant, chapelles et chemins de Bailleul, p 141) (à Merville, forêt de Nieppe, Ed Flohic Nord, p 1262)
 
      Steene : dans le Nord (59), près de Bergues, calvaire avec aux grilles et aux branches des morceaux de vêtements noués (Ed Flohic Nord, p 282)
 
      Viry-Noureuil : dans l’Aisne (02), calvaire à loques (croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle Editions, p 16, de Brohard (Yvan) et Leblond (Jean François)
 
       Villemoyenne : dans l’Aube (10), croix St Rock, on y lie la fièvre à la croix avec des rubans ou des charmilles. (Le département de l’Aube en cartes postales, librairie champenoise, p 764, de l’abbé Durand)
 
        Ouville la Rivière : dans la Seine Maritime (76), croix de Ste Apolline couverte de rubans (Gancel Saints Normands, p 11)
 
Dépôt de chaussures
        Bas Lieu : dans le Nord (59), près d’Avesnes-sur-Helpe, à la chapelle St Liénard, on invoque le Saint pour les enfants liés, ceux qui ne savent marcher ET on accroche aux grilles des chaussures. (Ed Flohic Nord, p 127) (dossier ARARCO, id Guirlinger, p 72)
 
        Gommegnies : dans le Nord (59), près de Quesnoy, dépôt de chaussures au calvaire de St Jean Tremblant dit "calvaire du chêne aux loups"
 
        Wignehies : dans le Nord (59), près d’Avesnes-sur-Helpe, on attache à la grille de la Chapelle St Jean des chaussons et des chaussettes, pour inciter les enfants à marcher. (Oratoires et niches de pierre bleue de l’Avesnois, du Cambrésis et de la Thiérache de l’Aisne, St Symphorien (belgique), p 256, de René Guirlinger et Jean Noël Marissal)
 
         La Chapelle Saint Sauveur : dans la Loire-Atlantique (44), sur la tombe de Nanon Breton morte en 1853, on dépose des chaussures pour que les enfants puissent marcher. (Le patrimoine des communes de l’Atlantique, Ed Flohic, p 1307, de Jean Luc Flohic) 
 
Chapelles à loques
    Selon Dezitter "par une autre pratique très usitée, on attache aux grilles des chapelles ou aux arbres des alentours, des jarretières, des cordons et même de simples fils auxquels on attribue le pouvoir de délivrer le pèlerin en fixant son mal sur la demeure du Saint. Cette coutume s’appelle vulguairement "het zeer afbinnen" (attacher le mal) et son origine est à rechercher dans la mythologie scandinave (Dezitter, chapelles rustiques en Flandre, p108)
 
      Berthen : dans le Nord (59), près du Mont des Cats, Bailleul, à la chapelle de la Passion, les pélerins nouent un mouchoir, un cordon ou un autre effet appartenant au malade à la grille pour lier le mal (Messiant, chapelles et chemins de Bailleur, p33) (photographies de la dévotion et de la grotte dans Chapelles n°46 juin 1994, p 8 et 9)
 
      Bugnicourt : dans le Nord (59), près de Douai,  à la chapelle du Dieu de Pitié, ne conserve pas de témoignages de loques pour faire tomber les fièvres.
 
      Armbouts-Cappel : dans le Nord (59), près de Bergues, chapelle Notre Dame du Sacré Coeur, les paysannes dont les enfants étaient fiévreux attachaient autrefois à la porte lacets et petites chaussures (Flohic Nord, p245)
 
      Ramillies : dans le Nord (59), près de Cambrai, chapelle Notre Dame du Bon Air, à l’époque où la peste sévissait, les habitants nouaient un ruban sur la porte de l’édifice. Après plusieurs mois, la guérison du malade était indiquée par la chute du tissu, chapelle fréquentée par les mariniers, ex-voto de bâteaux (Flohic Nord, p 411)
 
      Zermezeele : dans le Nord (59), près de Cassel, chapelle Notre Dame des Sept douleurs, les liens noués au fer forgé de la porte symbolisaient le don des souffrances et l’espoir d’en être soulagé par ce noeud (Flohic Nord, p 485)
 
      Locquignol : dans le Nord (59), près de Quesnoy, Maubeuge, Notre Dame de la Flaquette, à la chapelle dans la forêt de Mormal, pèlerinage contre les fièvres paludéennes. On y pendait des pièces de vêtement, coutume combattue et abandonnée (Flohic Nord p 1333) (dossier ARARCO)
 
      Hasnon : dans le Nord (59), Chapelle du Bon Dieu de Giblot, dans la forêt d’Hasnon (Flohic Nord, p 1436)
 
       Boeschepe : dans le Nord (59), près de Steenvoorde, Chapelle Notre Dame de toutes les Peurs "Maria Troost der Bernauwde", pour préserver les enfants de leurs craintes. Vêtements et objets leur appartenant sont accrochés à la porte (Flohic Nord, p 1543) (dossier ARARCO)
 
       Merckeghem : dans le Nord (59), près de Wormhout, Dunkerque, Notre Dame des Crampes "Onze lieve Vrouwer van Krampen" a la réputation de faire disparaître le mal si des morceaux de tissus lui sont attachés (Flohic Nord p 1763) (Chapelles n°18 décembre 1991, p 8)
 
       Ardres : dans le Pas-de-Calais (62), chapelle de Saint Quentin dit Milfort, à loques, on y dépose même des pièces ou des bagues (Chapelles n°61 septembre 1995, p 2)
 
       Noordpeene : dans le Nord (59), près de Cassel, Dunkerque, chapelle à Jésus Flagellé, on le priait en cas de fièvres et on laissait de son passage une loque nouée aux barreaux (Chapelles n°77, décembre 1996)
 
        Hoymille : dans le Nord (59) près de Bergues, Dunkerque, la chapelle Notre Dame de Bon Secours serait une chapelle à loques (Chapelles n°111 janvier 2000) (Dezitter, nombreux cordons à la grille)
 
        Hellemmes : dans le Nord (59), la chapelle Notre Dame de Bon Secours est une ancienne chapelle à loques (Chapelles n°111)
 
        Halluin : dans le Nord (59), chapelle Notre Dame des Fièvres : chapelle à loques, le déplacement et la reconstruction en 2000 n’a pas interrompu la tradition (Chapelles n°117)
 
         Wierre Effroy : dans le Pas-de-Calais (62), près de Boulogne sur Mer, chapelle Ste Godeleine (Chapelles n°120)
 
          Dunkerque (Petite Synthe) : dans le Nord (59), chapelle et calvaire du Kruysbellaert, chapelle à loques (Dunkerque Magazine décembre 1993)
 
          Watten : dans le Nord (59) près de St Omer, chapelle Notre Dame Consolatrice des Affligés, chapelle à loques dans le bois (Dossier ARARCO – Dezitter)
 
           Oudezeele : dans le Nord (59) près de Steenvoode, Dunkerque, cordons à la grille de la chapelle de l’Immaculée Conception
 
           Leffrinkhoucke : dans le Nord (59) près de Zuydcoote, Bray-Dunes, cordons et rubans aux grilles de la chapelle des fièvres dédiée à Onze Lieve Vrouw Ten Nood, ainsi que sur les buissons (Dezitter) mentionnée dans Bertrand , dévotions populaires, Hazebrouk, p 152
 
            Bierne : dans le Nord (59), près de Bergues, Dunkerque, chapelle Ste Apolline où de nombreux cordons sont attachés à la grille (Dezitter) (confirmé par le maire de Bierne)
 
            Loon : dans le Nord (59), près de Gravelines, dans la chapelle Notre Dame de Bon Secours, linges et rubans pendus (Dezitter)
 
             Teteghem : dans le Nord (59) près de Dunkerque, à Notre Dame de Lourdes, contre les fièvres, nombreux cordons attachés à la grille (Dezitter)
 
              Killem : dans le Nord (59), près de Hondschote, Dunkerque, chapelle Notre Dame des Fièvres, nombreux rubans attachés à la grille (Dezitter)
 
              Outtersteene : dans le Nord (59), près de Bailleul, chapelle à la Vierge, le peuple va y servir, et avant de s’en aller, le pèlerin mal éclairé accroche à l’oratoire des jarretières et autres ligatures afin que le malade soit guéri de la fièvree (Bertrand Hazebrouck, p 155)
 
             Spycher : dans le Nord (59), près de Bourbourg, Dunkerque, jadis à la grotte de Notre Dame de Lourdes, nombreux rubans et bandelettes (dossier ARARCO)
 
             Plessis Gattebled : dans l’Aube (10), à la chapelle Notre Dame des Bornes, on invoque la Vierge contre les fièvres. Le mal était retenu dans la chapelle par un petit ruban (Czmara Jean Claude) (Chapelles et pélerinages dans l’Aube, bar sur Aube, Némont, p81)
 
             Chaumont en Vexin : dans l’Oise (60) près de Beauvais, chapelle à loques pour lier les fièvres. (Brohard Yvan et Jean François Leblond, croyances et cultes populaires en Picardie, Martelle éditions, p 16)
 
             Longuemort, dans la Somme (80), près d’Abbeville, Moyenneville, Tours en Vimeu, chapelle à loques
 
             Wignehies : dans le Nord (59), près de Tréton, Avesnes/Helpe, Fourmies, à la chapelle St Jean, on attache à la grille des chaussons et des chaussettes en guise d’ex-votos, pélerinage pour apprendre aux enfants à marcher
 
             Lieuche : dans les Alpes Maritimes (06), à la chapelle St Macaire, pèlerinage contre les croûtes de lait des nourrissons. On déposait des vêtements appartenant aux enfants dans la niche et ils étaient brûlés une fois l’an le jour de la St Jean (Flohic, le patrimoine des communes des Alpes Maritimes, p971)
 
             Clermont Créans : dans la Sarthe (72), dans l’église St Symphorien, des vêtements sont accrochés à la porte de droite pour remercier le Saint contre le carreau (Flohic Jean Luc, le patrimoine des communes de la Sarthe, p 526)
 
             Bas Lieu : dans le Nord (59) près d’Avesnes/Helpe, à la chapelle St Léonard, on attache à la grille des chaussons et des chaussettes en guise d’ex-votos, pèlerinage pour apprendre aux enfants à marcher (René Guirlonger et Jean Noël Marissal, oratoires et niches de pierre bleue de l’Avesnois, du Cambrésis et de la Thiérache de l’Aisne, St Symphorien, Belgique, p 256)
 
             Fontenelle : dans l’Aisne (02), à la chapelle St Ursmer, même tradition qu’à Bas Lieu et Wignehies
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

Croyance populaire : les arbres à loques   Leave a comment

C’est une croyance populaire où il est accroché sur l’arbre des vêtements, des béquilles. L’arbre est censé recevoir le mal, les puissances maléfiques.
Les loques sont des pièces de vêtement d’une personne malade que l’on cloue sur l’arbre en vue d’une guérison. On trouve aussi des loques accrochées à des grilles de chapelles, à des calvaires, près de fontaines également.
Le culte des arbres est très ancien. Jadis, il y avait des forêts sacrées, les arbres furent souvent christianisés par une bénédiction ou l’installation d’une image pieuse. Les arbres ont aussi été crus capables d’aider les hommes à régler leurs problèmes, notamment de santé du fait de leur longévité. De nombreuses coutumes existent : mordre l’écorce, faire le tour de l’arbre, nouer des branches, enfoncer des clous pour clouer le mal, nouer des linges ou des tissus pour nouer le mal. (L’importance de l’arbre dans les cultes, Chapelles n°29, décembre 1992, p 4 à 7, Bruno de Foucault)
Appelés « arbres à poux », ces arbres sont très vieux ou très grands. Isolés dans la campagne ou près d’une source, souvent un tilleul, un orme ou un frêne. Ils abritent à hauteur d’hommes une petite niche en planche avec toit triangulaire, clouée sur l’arbre et grillagée, abritant une statuette de la Vierge. On y venait pour obtenir une guérison ou remercier d’une grâce. Au pourtour ou aux branches, des chapelets, des béquilles, bandes de tissus ou médailles. (Le folklore du Cambrésis, coutumes et traditions populaires, Amiens, musée de Picardie, p 101, de Géry Herbert)
L’étude des arbres à clous, des arbres à loques, des chapelles, des calvaires souffre d’un certain dénigrement de la part des chercheurs en sciences sociales. Ils constituent un objet d’étude marginal par rapport aux pratiques des guérisseurs et de la sorcellerie.
Les arbres à clous ainsi que les guérisseurs d’hier et d’aujourd’hui ont fait l’objet d’un travail de terrain à l’Université de Liège  http://www.ulg.ac.be  et aussi  http://www.ulg.ac.be/le15jour/125/S05.html L’ouvrage en question peut être commandé à l’adresse suivante : http://www.bastogne.be/piconrue/   au musée en Piconrue (art religieux et croyances populaires en Ardenne et Luxembourg)
Une étude récente traitant des arbres à clous a fait l’objet d’une publication dans le bulletin « Enquêtes du Musée de la Vie wallonne » Cour des Mineurs  4000 Liège. Il s’agit d’un article « les arbres à clous de Wallonie : quelques remarques concernant une pratique apparemment archaïque  » écrit par Olivier Schmitz, spécialiste en antropologie culturelle de l’Université de Louvain-la-Neuve, paru en 2005 (Tome XX, fascicules 241 à 244)  http://www.liege.be/visitelg/musees/noncommu/viewallo.htm                                             
Ci-après, quelques informations sur Olivier Schmitz 
http://centres.fusl.ac.be/ces/document/WEBCES/MEMBRES_Index/SCHMITZOlivier.html
La pratique mais aussi la communication,la connaissance de cet ancien culte se perdent et force est de constater les difficultés que je rencontre pour obtenir des infos, des photos, des explications de tel arbre ou telle chapelle, etc… sur telle ou telle commune. La question posée n’est pas d’y croire ou pas mais  bien celle de respecter le culte, la croyance et de la faire connaître et si possible de la faire vivre. Le culte de l’arbre à loques aurait son origine païen (adepte des cultes polythéistes de l’Antiquité) par opposition à chrétien. Polytéisme : religion qui admet l’existence de plusieurs dieux.
« L’Eglise a christianisé les arbres, objets de cultes « païens », faute d’avoir pu faire disparaître le culte ancien qui s’y rattachait » page 12, « croyance et cultes populaires en Picardie » Yvan Brohard et Jean François Leblond. Toujours à la page12 du même ouvrage, il est écrit  » le culte des démons » »empêchez le culte des arbres et des idoles, de même que les sacrifices d’animaux. N’est-il pas affreux d’entendre dire que plusieurs chrétiens vont aux églises sans renoncer au culte des démons : c’est cependant ce qu’on nous a rapporté. Cette conduite déplaît à notre Dieu qui veut qu’on soit entièrment à lui : ne permettez pas que ces abominables coutumes subsistent longtemps parmi vos sujets : ayez soin de les réprimer dans la crainte que le sacrement du saint baptême, loin d’opérer le salut, ne contribue à leur attirer des châtiments éternels » Lettre du pape Saint Grégoire à la reine Brunehault, en 598. Il faut savoir que l’église s’éleva dans les pratiques des croyances et cultes anciens. Toujours à propos de la trace des anciens cultes, il est écrit, toujours dans le  même ouvrage référencé ci-dessus, page 7  « le second concile de Tours en 567, rapporte Dom Grenier, commande aux prêtres de « chasser de l’église quiconque ira porter ses voeux aux pierres, aux arbres et aux fontaines ». Charlemagne reprendra la même interdiction dans dieux capitulaires ».
Au début du Moyen Age, à partir du 7e siècle, une vague de prédicateurs apparaît. « Les saints offrent le modèle d’une vie exemplaire, ils accomplissent des miracles de leur vivant, d’autres s’opèrent autour de leurs reliques. Rien d’étonnant à ce qu’on les invoque très vite dans un rôle de protection. Les individus, les corporations de métiers, les villes, des régions entières même vont ainsi se réclamer d’un saint, parfois de plusieurs qu’ils vénéreront pendant des siècles. Protection, mais aussi guérison : les « saints guérisseurs » se multiplient, spécialisés le plus souvent, mais quelquefois universels surtout lorsqu’il s’agit d’endiguer les grands fléaux, les « pestes », c’est le cas de saint Roch ou de saint Sébastien. Protéger les personnes et les biens, guérir hommes ou animaux, c’est le rôle dévolu aux saints mais aussi à Marie. Combien de découvertes en Picardie de vierges miraculeuses ! Notre-Dame de Brébières, de Mont-filières, de Nampty… » informations extraites de l’ouvrage « croyances et cultes populaires en Picardie » de Yvan Brouhard et Jean François Leblond, pages 5 et 6.
Quand le christianisme se répandit en Gaule, les prédicateurs de la nouvelle religion s’efforcèrent de christianiser les pratiques paiennes qu’ils ne pouvaient supprimer. C’est ainsi qu’une statue du christ flagellé venant de Gembloux fut sans doute mise à la place d’un arbre sacré.
Cette étrange habitude de suspendre des chiffons, de vieilles défroques aux arbres remonte à la plus haute antiquité. Il semblerait que les arbres à loques remplissaient un rôle, de visible aussi loin que possible, pour marquer des jalons, un territoire, sauvegarder des limites dans l’antiquité romaine.
Le magazine « Sciences et Avenir » d’Aout 2007, a traité d’un dossier intitulé : « La France des mystères et croyances »  (Grottes païennes, pierres à sacrifices, châteaux alchimiques, arbres sacrés : des dizaines de lieux décryptés par les scientifiques). Dossier réalisé par Bernadette Arnaud, Oliver Hertel, Dominique Leglu et Rachel Mulot, Pages 40 à 61.
Quelques extraits de l’article de Bernadette Arnaud, magazine « Sciences et Avenir » Aout 2007  « dans le secret des cultes populaires « : « souvent disqualifiés par les élites, ces cultes populaires sont relégués alors qu’ils nous entourent au quoitidien » confie Giordana Cheruty, directrice du Laboratoire d’ethnologie religieuse de l’Europe, à l’Ecole pratique des hautes études à Paris. « Nous refusons tout simplement de les voir, et la crainte du ridicule fait le reste ». Page 42,43, Sciences et Avenir Aout 2007
« Pour tenter de mettre fin à ces croyances et superstitions « païennes », l’Eglise trouvera une parade. Le canon 23 du concile d’Arles (452) est clair : « s’il se trouve que, sur le territoire d’un évêque, des gens infidèles à leur foi allument des petites torches ou vénèrent des arbres, des fontaines ou des pierres, et que l’évêque néglige d’extirper cette superstition, que celui-ci sache qu’il est coupable de sacrilèges… » Page 43, Sciences et Avenir Aout 2007
« Dans l’Antiquité, Jules César n’évoquait-il pas déjà les étranges cérémonies qui se déroulaient dans les profondes forêts des Gaules, telle l’assemblée annuelle des druides dans le bois des Carnutes ? Dès le commencement de l’ère chrétienne, de nombreux cultes sont attestés. Certains sont dédiés aux arbres, d’autres à l’eau ou bien encore au feu, comme le rappellent les historiens James Eveillard et Patrick Huchet » Page 43, Sciences et Avenir, Aout 2007
Quelques extraits de l’article d’Oliver Hertel, magazine Sciences et Avenir, Aout 2007 « Sacrés arbres » : « L’arbre est l’objet idéal d’un tel culte. Avec ses racines qui plongent dans la terre et ses branches projetées dans le ciel, il représente le lien entre les hommes et les dieux. Un canal de communication privilégié qui, du coup, voit passer une kyrielle de messages aux contenus pour le moins variés : bonheur, chance, argent, fécondité, sané, etc… Mais le thème qui domine largement est celui de la santé » Page 50, Sciences et Avenir, Aout 2007
« Les religions ne sont pas les seules à supporter cette cohabitation forcée entre superstition et culte officiel. La médecine conventionnelle doit depuis longtemps composer, elle aussi, avec ces arbres « thérapeutes ». « Dans le passé, notamment dans les campagnes bretonnes, les malades allaient faire une offrande à l’arbre avant de rendre visite au médecin. Aujourd’hui, la pratique se perpétue, même si l’ordre s’est inversé avec les progrès de la médecine. Le médecin en premier, puis l’arbre quand il n’y a plus d’espoir ! » raconte James Eveillard. Page 50, Sciences et Avenir, Aout 2007
Culte : hommage rendu à Dieu, à une divinité, à un saint. Cérémonie, pratique par laquelle on rend cet hommage.
Croyance : Fait de croire à la vérité ou à l’existence de quelque chose.
Dévotion : Accomplir ses devoirs religieux
D’après Olivier Schmitz(auteur d’une étude : les arbres à clous de Wallonie : quelques remarques concernant une pratique apparemment archaïque), le recours aux arbres guérisseurs de wallonie a toujours été le fait de pratiques individuelles ou en petits groupes, ce qui va à l’encontre de la définition même du culte, comme pratique collective (page 422, Enquêtes du musée de la vie wallonne,Tome XX, numéros 241-244).
Toujours d’après Olivier Schmitz, les observations effectuées auprès de tels arbres ont plutôt montré que les actes dont ils faisaient l’objet étaient très diversifiés et ne reposaient pas forcément sur l’idée d’une transmission de la maladie à l’arbre (page 421,bulletin Enquêtes du musée de la vie wallonne, Tome XX, numéros 241-244) Une attention toute particulière portée aux objets cloués sur le tronc de ces arbres nous apprend qu’on leur rend visite pour de toutes autres raisons que des problèmes de santé. En effet, on y trouve également des bulletins de lotto, des chapelets, etc… Lors de notre dernière visite au chêne de Herchies, nous y avons recopié une lettre, adressée à l’arbre, exprimant une demande de protection d’une future mère contre tout le travail occulte qui pourrait l’atteindre, elle et son enfant. La lettre était accompagnée du cliché d’une échographie de l’enfant à venir. De pareils documents sont évidemment fort intéressants pour comprendre l’attitude psychologique de ceux qui s’adressent à l’arbre et montrent bien que les pratiques qui s’accomplissent sur ces arbres ne se limitent pas à des actes de transfert de maux et de maladies (page429 à 431, bulletin Enquêtes du musée de la vie wallonne, Tome XX, numéros 241-244)
Continuité et évolution du recours thérapeutique aux arbres, Olivier Schmitz, écrit : « le recours thérapeutique aux arbres s’inscrit dans cet ensemble hétéroclite de pratiques auxquelles adhèrent néammoins de nombreuses personnes de manière complémentaire ou additive à la biomédecine, selon des formes de combinaison très diversifiées et souvent étonnantes. On a ainsi pu voir clouées sur le tronc de plusieurs arbres à clous des boîtes de médicaments, ce qui semblerait indiquer qu’ils sont parfois visités pour favoriser le bon fonctionnement d’un traitement médicamenteux. Mais on peut également inclure dans cet ensemble de pratiques le recours aux sources et aux fontaines, les invocations aux saints guérisseurs et la fréquentation des diverses catégories de guérisseurs. Toutes ces pratiques, qui se sont adaptées à la modernité et qui ont survécu aux tranformations profondes du monde rural dont elles sont issues en grande partie, véhiculent des conceptions de la santé et de la maladie comme étant soumises à des influences invisibles et ambivalentes qui agissent directement sur le corps humain et en déterminent le bon fonctionnement » (page 425, bulletin Enquêtes du musée de la vie wallonne, Tome XX, numéros 241-244)
Quant aux facteurs qui pourraient expliquer l’abandon de certains arbres, Olivier Schmitz, indique qu’il faut certainement prendre en compte l’évolution de la mobilité des habitants des zones rurales et la délocalisation des pratiques qu’elle entraîne. Aujourd’hui, force est de constater que les aînés n’occupent plus la place qu’ils avaient autrefois dans les sociétés paysannes. Ainsi, l’augmentation de la mobilité des personnes âgées vers les zones urbanisées a certainement joué un rôle important dans l’abandon de certaines pratiques de soins qui se transmettaient généralement de parents à enfants. C’est donc l’entièreté du cadre familial de la transmission de ces savoirs thérapeutiques qui s’est modifié, ce qui s’illustre dans de nombreux domaines, par exemple, par le fait que ce ne sont plus les grands-parents qui ont la charge des jeunes enfants lorsque leurs parents travaillent en journée, mais des personnes extérieures à la famille. (Page 426, bulletin enquêtes du musée de la vie wallonne, Tome XX, numéros 241-244)
Toujours d’après Olivier Schmitz :« Mais l’évolution de la structure familiale n’est pas la seule transformation qui a touché les populations rurales au cours des dernières décennies. En effet, sous la pression de divers facteurs socio-économiques, les conditions de production et d’existence ont fortement évolué, de sorte qu’on ne peut plus appréhender la campagne wallonne comme une communauté domestique organisée autour de la production agricole. Cette transformation a certainement eu des conséquences importantes sur les croyances et les coutumes traditionnelles dans le sens où leur cadre social de référence s’est radicalement transformé. En même temps, la sédentarité qui caractérisait la population rurale d’autrefois n’est plus vraiment de mise aujourd’hui et les villages wallons ont été progressivement investis par des individus provenant d’autres régions, ce qui a eu également une influence sur les réseaux d’interconnaissance au sein desquels circulaient ces remèdes » (Page 427, Bulletin des Enquêtes du Musée de la Vie Wallonne, Tome XX, numéros 241-244)
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

Lieux d’arbres à clous, à loques   Leave a comment

 
Le robinier de l’Ercompuch (en Belgique) http://www.larcenciel-forum.com/site/spip.php?article118
Vous trouverez une photo et brève information sur l’arbre de Notre-Dame au Puits  http://www.fugitif.net/im/2554/index.php
établissement scolaire qui a étudié brièvement les arbres à loques en Belgique  
Arbres à loques à Viroflay (Yvelines) http://www.onf.fr/foret/flore/arbremark/virofla.htm  L’ONF m’a confirmé l’existence du chêne de la Vierge. Il appartient à l’Office des forêts et il est situé à l’angle de la route du Pavé de Meudon et de la rue du Chêne de la Vierge sur la rive gauche de Viroflay
Une exposition et ouvrage "les guérisseurs d’hier et d’aujourd’hui"  http://www.ulg.ac.be/le15jour/125/S05.html
Arbre à loques à Han-sur-Lesse en Belgique : joindre Tournai par la A27/E42 puis Mons puis Namur par la E42, ensuite le Val de Lesse par la E411, prendre la sortie N°23
Arbres à loques à Ostiches  (merci à Monsieur Grégory Dumont) et à Stambruges qui se situent dans la province Hainaut en Belgique. Stambruges est à 22 kms à l’Ouest de Mons
Depuis Lille, pour se rendre à Herchies, Stambruges, Ostiches, prendre A27/E42 (Bruxelles, Gand, Valenciennes, Tournai)  puis A8/E42 (Liège, Bruxelles, Tournai)
    ensuite pour Herchies: sortie N°26 (N 554, Dour, Tertre, Pommeroeul)
            pour Stambruges : sortie N°27 (Stambruges, Bermissart)
            pour Ostiches : sortie N°30 (N58, Ath, puis N56, Papignies, Isières)
 
Bonnoeuvre (44), près du Champ Maurin, se trouve un arbre à clous. Le chêne à clous aurait les vertus curatives de ses ancêtres, en particulier celle de chasser les furoncles. Il suffit de planter un clou à chaussures après avoir fait 7 fois le tour de l’arbre. http://aupieddemonarbre.free.fr/arbreremarq/sortilege.htm
Sur le chêne de Bonnoeuvre (Loire-Atlantique), les loques sont remplacées par des clous que les pèlerins plantent dans le tronc après en avoir fait sept fois le tour. «Le clou qui a touché la partie malade d’une personne est planté dans le tronc pour lui transférer le mal», explique James Eveillard, coauteur d’un ouvrage sur les croyances populaires en France. Ce clou est un symbole, assez révélateur du mélange des croyances dans les rites populaires, car il fait probablement référence aux clous du Christ sur la Croix.

Les religions ne sont pas les seules à supporter cette cohabitation forcée entre superstition et culte officiel. La médecine conventionnelle doit depuis longtemps composer, elle aussi, avec ces arbres «thérapeutes». «Dans le passé, notamment dans les campagnes bretonnes, les malades allaient faire une offrande à l’arbre avant de rendre visite au médecin. Aujourd’hui, la pratique se perpétue, même si l’ordre s’est inversé avec les progrès de la médecine. Le médecin en premier, puis l’arbre quand il n’y a plus d’espoir!» raconte James Eveillard.
Heureusement, l’arbre peut aussi être associé à des coutumes plus pittoresques. Le magnifique tilleul aux épousailles de Lucheux (Somme) voit régulièrement passer la course des jeunes époux dans son large tronc fendu. Et pour cause: «la tradition veut que le premier à traverser le troue portera la culotte dans le couple», explique Edith Montelle, vice-présidente de la Société de mythologie française. Et à Aix-en-Provence, le culte de l’olivier de la Touesse pourrait surprendre le touriste vertueux peu au fait du sens des pratiques locales. Sur cet arbre magique, les femmes viennent se frotter le derrière… dans l’espoir de trouver un mari ! 

 

Hasnon ( dans le Nord): arbre à loques et une chapelle.(Autoroute Lille-Valenciennes, sortie N°4, sur la gauche de la route direction Wallers). La Chapelle du "Bon Dieu Giblot"  (forêt d’Hasnon) est dédiée au Christ flagellé. A côté, l’arbre à loques est surtout invoqué pour la guérison des blessures et autres affections, mais aussi à toute autre intention. La Chapelle actuelle a été inaugurée le 14 septembre 1952. En février 1980, en raison de la future autoroute Lille-Valenciennes, la chapelle dut quitter son site. Je remercie sincèrement Mme Vasseur de nous avoir reçu au Presbytère d’Hasnon pour nous remettre de la documentation sur l’arbre et à la chapelle
 
Bailleul ( dans le Nord): on y trouve  un arbre à loques "Le Tilleul des Malades", au lieu dit "Ziekelinde" . Quand vous êtes à Bailleul, vous prenez la D23 (Ypres, Poperinge, Le Mont Noir, EPSM des Flandres, Collège M.Deyts). Après l’hopital EPSM, première route à droite, panneau Pépinière Haendries (petite route sous le nom de Krommestraete). Entre 300 et 500m, vous arrivez sur le tilleul (juste à côté, une bouche d’incendie de secours de couleur rouge). Je vous recommande le bel ouvrage de Jacques Messiant "Chemins et Chapelles autour des Monts de Flandre" Ouvrage édité par l’Office de Tourisme des Monts de Flandre à Bailleul. Pages 28 et 29, cet auteur décrit l’arbre à loques.  http://perso.numericable.fr/vmessian/index.html D’après une dame de 75ans, habitant très près de l’arbre, les personnes viennent prier Saint Antoine de Padoue
Niche ou Potale contenant une statuette protectrice http://fr.wikipedia.org/wiki/Potale
 
A Outtersteene (dans le Nord, près de Bailleul), Chemin des Trois Tilleuls (C 26) se trouve la Chapelle à Loques St Gangoen, très près de la ferme Behague. Sa présence était déjà signalée au XVIIè siècle. On raconte qu’un jour, une femme s’achemine vers la chapelle de St Gangoen portant dans les bras une petite fille privée de l’usage de ses jambes. Après sa promenade autour de l’oratoire, la femme s’écria avec désespoir "St Gangoen, vous devez par Dieu faire cela". Au bout d’un quart d’heure, l’enfant se prit à remuer et se traina vers sa mère. La chapelle fut anéantie en 1918 et reconstruite en 1922. Les mamans continuent d’implorer St Gangoen de donner à leurs bambins un bon départ dans la vie. Elles déposent toujours près  de l’autel ou à la porte leurs chaussons ou leurs petites chaussures.
Les jeunes filles en quête d’époux effectuent de discrets pélerinages. St Gangoen serait aussi le consolateur des maris trompés.
Merci de l’excellent accueil de Mme Behague. Pour visiter la chapelle,  demandez la clé à cette dame
 
A La Croupte (Calvados, 14), source miraculeuse avec des loques près de l’église St Martin. "Elle est réputée pour soigner les maladies de peau et de vue. La tradition lui confère aussi des vertus miraculeuses pour guérir les enfants rachitiques. Il suffisait d’accrocher le vêtement de l’enfant et de mettre un cierge et prier St Martin, quoique le véritable saint patron soit oublié depuis des lustres puisque des pèlerins invoquent indifféremment Saint Martin, Saint-Fiacre ou Saint-Laurent selon le mal dont on souffre." Extrait de Balades historiques en Pays de Livarot. Un grand merci à Monsieur  Serge RICHER pour la communication de ces informations et des photos
 
A Clerey (Belfonds) dans l’Orne (61), fontaine à loques St Latuin, près de Séez. "St Latuin, évêque de Sées, un envoyé du pape Boniface 1er, était réputé guérir les sourds et les aveugles et apporter la lumière aux populations plongées dans les ténèbres du paganisme : "les tristes ombres de la mort t’enveloppaient : il veut dissiper tes ténèbres et faire luire à tes yeux une lumière nouvelle, la lumière radieuse du véritable soleil". "Les malades allaient prier St Latuin devant l’une de ses statues avant d’aller se laver à la fontaine. A la fin du XIXè siècle et au début du XXè, le clergé se rendait en pélerinage dans cette église plusieurs fois dans l’année" "On a prêté aux pouvoirs de Saint Latuin et aux vertus de sa fontaine un champ d’action toujours plus étendu : "la commune de Belfonds doit son nom aux nombreuses sources qui surgissent de son sol. La source de Cléray, proche du célèbre manoir, possédait des eaux ferrugineuses qui passaient pour soigner les fièvres, la gale et les maux d’yeux". Outre la  galle ou gratelle, on vient soigner d’autres maladies cutanées (Maurey d’Orville) telle l’eczéma (guide de la cathédrale), et la liste n’est pas limitative. Par le secours de St Latuin, vous éloignerez toutes les maladies dangereuses, les fièvres malignes, la peste et tous les fléaux" (Propre d’Anet) "Au pied de la statue du Saint Latuin, une eau limpide mais légèrement teintée s’écoule dans un petit bassin en pierre. Des linges ou lambeaux d’étoffe ont été accrochés au sommet de la grille, sur tout le pourtour. On les appelle des "loques", et on en trouve souvent près des sources miraculeuses, généralement accrochés à des arbres, les "arbres à loques"…quand arbres il y a."Informations et photos communiquées par M. Serge RICHER. Merci.  http://archeo125.org/visites/pageimageSE1.php  Paganisme : nom donné par les chrétiens des premiers siècles au polythéisme auquel les populations paysannes de l’Empire romain restèrent longtemps fidèles.   Polythéisme : qui admet l’existence de plusieurs dieux.
 
Chapelle Notre Dame de la Flaquette (dans le Nord) : il y aurait un arbre à loques. Information à vérifier  http://old.cathocambrai.com/page_ln-44015-route-mariale.html  et http://www.lille-aux-formations.com/mardi-16-octobre-vallee-de-la-sambre-le-quesnoy
 
La Collégiale, basilique et ancienne Cathédrale Notre Dame de St Omer (62), sur le tombeau St Erkembode, des chaussures d’enfants y sont déposés pour qu’ils marchent http://www.convivialiteenflandre.org/sorties/sorties-05-06/j_saint_omer/cathedrale.php et http://fr.wikipedia.org/wiki/Erkembode et http://cathedrale-saint-omer.org/?/architecture/description2
 
Ouville-la-Rivière (76) : de petits rubans contre les maux de dents http://www.infos-dieppoises.fr/Archives2006/SaintsGuerisseurs.htm
 
Croix/Source miraculeuse à loques de Notre Dame d’Espinasse à Aubusson d’Auvergne (63)http://www.capella1.com/sources/selection/ntdamespinasse.jpg  ou http://aubusson631.canalblog.com/archives/2007/09/20/6270675.html
 
Sur ce site, vous trouverez un arbre à loques à Sénarpont dans la Somme (80) et une chapelle à loques à Longuemort  près de Grebault-Mesnil et d’Abbeville, toujours dans la Somme (80)
 
Sanghen (Pas-de-Calais, 62) : La grotte St Martin dite "fontaine à loques" avec quelques tissus pendus. L’eau de cette fontaine passe pour avoir des vertus miraculeuses favorisant la marche des jeunes enfants
 
Arbre à loques à St Martin de Connée, dans la Mayenne (53) près de Laval au sanctuaire de Notre Dame du Chêne. http://www.tao-yin.com/edito/arbres_saint_gleude.htm
 
Coutiches (59) : à la chapelle Notre Dame des Fièvres, des vêtements portés par les malades y sont déposés http://ste-marie.cathocambrai.com/197.htm
 
 
Vous y trouverez un article de Philippe le Templier dans un Peu d’histoire, "Tradition du Moyen Age : l’arbre à loques"
      
 
Merci  à l’Office de Tourisme de Cassel (Mme Valérie Guiffray) qui m’indique que Monsieur Jacques Messian a écrit un ouvrage sur les Chapelles de Flandre. Circuits de Cassel et les environs, se rendre sur le site : http://www.cassel-horizons.com. Merci aussi à l’office de tourisme des Monts de Flandre, situé à Bailleul : http://www.montsdeflandre.fr
 
ce site se consacre à la connaissance et à la sauvegarde des oratoires de nos pays de France et de la communauté européenne
Cette maison d’édition invite à partager une émotion,  savourer une passion. Je vous invite à visiter ce site particulièrement intéressant.
On trouve chez cet éditeur un ouvrage "les derniers arbres fétiches de Wallonie" de Benoît Loodts http://www.weyrich-edition.be/fr/catalogue/detail.php?L_ID=33
Claude ARZ, dans son ouvrage "Hauts lieux,croyances et légendes de la France mystérieuse" parle des arbres à loques http://www.maison-hantee.com/files/arz/itw_claudearz.htm
Fondation de Pévèle (découvrir l’histoire, promouvoir la culture, favoriser le tourisme, protéger les sites et les monuments). Elle édite aussi une revue "Pévèle"
 
 
Calvaire à Maisnières (80) : de petites croix sont accrochées au dos du calvaire http://picardie.genfrance.org/viewtopic.php?id=724 
 
Arbres à loques en Grande Bretagne et en Irlande (informations communiquées par M Paul Trenchard
 
 

 

 
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé

arbres, chapelles à loques, arbres à godailles, arbres à chiffons   Leave a comment

 

L’arbre à loques d’Hasnon dans le Nord (59) photo du forum artsdivinatoires.com forum paranormal http://www.artsdivinatoires.com/

 
 
Chapelle (à loques) de la Passion (Berthen, Mont-des-Cats)
http://www.fondation-patrimoine.com/fr/delegations-projet.php4?id=272&PHPSESSID=8a28a5d97fc541183174478caf1c6d6c  Aujourd’hui encore, le chemin de croix du Vendredi Saint attire de nombreux fidèles. Un rite populaire, toujours d’actualité, consiste à accrocher à la grille un morceau de tissu dans l’espoir d’une guérison prochaine
 
 

 
La grille de la mise au tombeau, à l’arrière de la chapelle est garnie de mouchoirs, cordons ou autre effet appartenant au malade pour lier le mal
 
Calvaire à loques à Caudescure (59) près de Merville
 
 
Chapelle à loques à Outtersteene (59) près de Bailleul
 
 
Arbre à loques à Bailleul (59)
 
 
Arbres à godailles au Canada
 
Etoffes, papiers votifs, chiffons, etc… dans les pays Musulmans, en Afrique, au Tibet
Si vous en avez la possibilité, procurez-vous l’ouvrage de A. De. Mortillet "Voeux à des arbres, à des buissons, étoffes et papiers votifs". Si cela vous intéresse, je peux vous envoyer 7 pages qui m’ont été transmises par une internaute qui se reconnaîtra et que je remercie très sincèrement.
 
 
 

Publié le 25 juin 2008 par mmaurou dans Non classé